Trump nomme le beau-père de sa fille conseiller pour l'Afrique
- Le 03 Avril 2025
Les ministres des Affaires étrangères de l'Egypte et de la Tunisie ont réaffirmé, lundi, leur rejet de toute initiative visant à déplacer les Palestiniens de leur terre.
Lors de leur rencontre au Caire, Badr Abdelatty et Mohamed Ali Nafti ont abordé l'évolution de la situation sur la scène palestinienne, les efforts de reconstruction de la Bande de Gaza et les préparatifs d'un sommet arabe extraordinaire que l'Égypte accueillera mardi, selon un communiqué du ministère égyptien des Affaires étrangères.
Les deux responsables ont souligné qu'ils rejetaient fermement toute initiative visant à déplacer les Palestiniens de leur terre et souligné l'importance « d’œuvrer à une solution politique juste et durable, à travers la création d'un État palestinien indépendant sur la base des frontières du 4 juin 1967 ».
Le communiqué souligne le « soutien inébranlable de l'Égypte aux droits inaliénables du peuple palestinien ».
L'Égypte doit accueillir, mardi, un sommet arabe qui présentera une position arabe unifiée sur la question palestinienne, ainsi qu'une contre-proposition arabe aux plans américains de déplacement de la population de la Bande de Gaza.
Le mois dernier, le président américain Donald Trump a proposé de « prendre le contrôle » de la Bande de Gaza et de déplacer sa population, afin de faire de l’enclave une destination touristique, une idée rejetée avec véhémence par le monde arabe et de nombreuses autres nations, qui estiment qu'elle revient à procéder à un nettoyage ethnique.
Depuis octobre 2023, près de 48 400 Palestiniens ont été tués, principalement des femmes et des enfants, et plus de 111 000 autres ont été blessés dans la guerre génocidaire menée par Israël contre la Bande de Gaza. Les attaques, qui ont réduit l'enclave à l'état de ruines, ont été suspendues dans le cadre d'un accord de cessez-le-feu et d'échange de prisonniers qui est entré en vigueur le 19 janvier.
Israël a toutefois interrompu les livraisons d'aide humanitaire à Gaza dimanche, quelques heures après l'expiration de la première phase de l'accord de cessez-le-feu.
En novembre dernier, la Cour pénale internationale (CPI) a délivré des mandats d'arrêt à l'encontre du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et de son ancien ministre de la défense, Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité perpétrés dans la Bande de Gaza.
Israël est également poursuivi pour « crime de génocide » devant la Cour internationale de justice (CIJ), en raison de la guerre subie par l'enclave palestinienne.
Source: AA