Le roi Abdallah II de Jordanie a fait part au président américain, Donald Trump, de sa ‘’ferme opposition au déplacement de Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie’’, selon un message publié sur le réseau social X à la suite de sa rencontre avec le locataire de la Maison Blanche, ce mardi.
Plus tôt dans la journée, Donald Trump a accueilli le roi Abdallah II de Jordanie et le prince héritier, Hussein ben Abdallah, à leur arrivée à la Maison Blanche dans la capitale Washington (DC). Il s’agit de la première rencontre du président américain avec un dirigeant arabe depuis son investiture le 20 janvier, selon le correspondant de l'agence Anadolu.
*Une position arabe commune
‘’Je viens de conclure une réunion constructive avec le président Trump à la Maison Blanche’’, a déclaré sur X le roi Abdallah II.
Et d’ajouter : ‘’Nous avons discuté du partenariat solide entre la Jordanie et les États-Unis, et de son importance pour parvenir à la stabilité, à la paix et à la sécurité commune’’.
‘’J'ai souligné que l'intérêt, la stabilité et le bien-être des Jordaniens sont primordiaux pour moi’’, a-t-il indiqué.
Le roi Abdallah II a souligné avoir fait part à Donald Trump de la ‘’ferme opposition de la Jordanie au déplacement de Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie’’, précisant qu'il s'agit ‘’d’une position arabe commune’’.
‘’La priorité de tous doit être la reconstruction de la bande de Gaza sans déplacer sa population ainsi que de faire face à la situation humanitaire difficile’’ dans l’enclave palestinienne, a-t-il soutenu.
Le 4 février, le président américain Donald Trump avait déclaré que Washington ‘’prendrait le contrôle’’ de la bande de Gaza et réinstallerait les Palestiniens ailleurs (en Égypte et en Jordanie), dans le cadre d'un plan de réaménagement extraordinaire qui, selon lui, pourrait transformer l'enclave palestinienne en ‘’Riviera du Moyen-Orient’’.
Sa proposition, - soutenue par la classe politique israélienne - a été condamnée par les Palestiniens, les pays arabes et un large pan de la communauté internationale, dont le Canada, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni.
*La solution à deux États
Le roi Abdallah II de Jordanie a déclaré qu’ ‘’Une paix juste basée sur la solution à deux États (palestinien et israélien) est le seul moyen de parvenir à la stabilité dans la région, et cela nécessite le leadership des États-Unis’’.
Le dirigeant jordanien a souligné que ‘’le président Trump est un homme de paix et qu'il a joué un rôle décisif pour parvenir à un cessez-le-feu à Gaza’’, ajoutant qu’’’il aspire à ce que les États-Unis et toutes les parties poursuivent leurs efforts pour consolider le cessez-le-feu’’.
Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a menacé mardi de rompre le cessez-le-feu dans la bande de Gaza et de reprendre les combats si le Hamas ne libérait pas les captifs israéliens d'ici à samedi midi.
Le Hamas a annoncé lundi reporter sine die la libération d’Israéliens retenus dans l’enclave, prévue samedi 15 février, jusqu’à ce que l'État hébreu s’engage à respecter les termes de l'accord.
‘’J'ai également souligné (lors de la rencontre avec Trump) l'importance d’œuvrer à la désescalade (israélienne) en Cisjordanie pour empêcher la dégradation de la situation là-bas, qui peut avoir des répercussions négatives sur toute la région’’, a ajouté sur X, le roi Abdallah II de Jordanie.
Source: AA