La présidence palestinienne rejette l'appel de Trump à déplacer les Palestiniens de la Bande de Gaza

La présidence palestinienne a fermement rejeté, dimanche, la proposition du président américain Donald Trump de déplacer les Palestiniens de la Bande de Gaza, qualifiant cette idée de « violation flagrante des lignes rouges ».

Selon l'agence de presse palestinienne Wafa, la présidence a souligné que le peuple palestinien « n'abandonnera jamais sa terre ou ses lieux saints, et nous ne permettrons pas la répétition des catastrophes (Nakba) de 1948 et 1967. Notre peuple restera inébranlable et ne quittera pas sa patrie ».

La Palestine a également félicité l'Égypte et la Jordanie pour avoir également rejeté un nouveau déplacement forcé du peuple palestinien.

« Le peuple palestinien et ses dirigeants rejettent catégoriquement toute politique ou action visant à saper l'unité de la terre palestinienne, comprenant la Bande de Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est », a ajouté la présidence.

Décrivant Gaza comme un « site de démolition », Donald Trump a appelé, samedi, à « nettoyer » l'enclave palestinienne et à réinstaller les Palestiniens en Jordanie et en Égypte.

Une proposition qui intervient une semaine après l'entrée en vigueur, le 19 janvier, d'un accord de cessez-le-feu dans la Bande de Gaza, suspendant la guerre génocidaire qu'Israël mène depuis le 7 octobre 2023 et qui a tué plus de 47 300 Palestiniens, dont une majorité de femmes et d'enfants, et en a blessé plus de 111 400 autres.

Les attaques israéliennes ont fait plus de 11 000 disparus, causé des destructions massives, et provoqué l'une des pires catastrophes humanitaires au monde.

En novembre dernier, la Cour pénale internationale (CPI) a délivré des mandats d'arrêt à l'encontre du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu et de son ancien ministre de la défense, Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité perpétrés dans la Bande de Gaza.

Israël est également poursuivi devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour « crime de génocide », en raison de la guerre subie par l'enclave palestinienne.

Source: AA

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