Le Premier ministre libanais Najib Mikati a réitéré, mercredi, l'engagement de son gouvernement à mettre en œuvre la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU, après la conclusion d'un accord de cessez-le-feu avec Israël.
Le cessez-le-feu, entré en vigueur tôt mercredi, met fin à plus de 14 mois de combats entre l'armée israélienne et le groupe Hezbollah.
« Nous avons affirmé l'engagement du gouvernement à mettre en œuvre la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies dans son intégralité, à renforcer la présence de l'armée libanaise dans le sud et à coopérer avec la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) », a déclaré Mikati dans son allocution.
Il a appelé Israël à se conformer à l'accord de cessez-le-feu, à se retirer des territoires qu'il occupe dans le sud du Liban et à mettre pleinement en œuvre la résolution de l'ONU.
Le premier ministre libanais a également appelé les pays du monde et les organisations internationales à « assumer leurs responsabilités à cet égard ».
La résolution 1701, adoptée le 11 août 2006, appelle à un arrêt complet des hostilités entre le Hezbollah et Israël et à la création d'une zone exempte d'armes entre la Ligne bleue et le fleuve Litani dans le sud du Liban, avec des exceptions pour l'armée libanaise et la FINUL.
« Aujourd'hui commence le voyage de mille lieues pour reconstruire ce qui a été détruit et pour continuer à renforcer le rôle des institutions légitimes, au premier rang desquelles l'armée, en laquelle nous plaçons nos espoirs d'affirmer l'autorité de l'État sur chaque recoin de la patrie et de renforcer sa présence dans le sud meurtri », a déclaré Mikati.
Selon les termes du cessez-le-feu, Israël retirera ses forces de manière progressive au sud de la Ligne bleue, tandis que l'armée libanaise déploiera ses forces dans le sud du Liban et ce, dans une période qui ne dépassera pas 60 jours.
L'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Liban est entré en vigueur quelques heures après que le président américain, Joe Biden, a déclaré qu'une proposition visant à mettre fin au conflit avait été élaborée, dans l'espoir de mettre fin aux frappes aériennes israéliennes sur les villes libanaises et de mettre un terme aux combats transfrontaliers qui durent depuis plus d'un an.
Selon les autorités sanitaires libanaises, plus de 3 800 personnes ont été tuées lors des attaques israéliennes contre le Liban, depuis le mois d’octobre de l’année dernière, tandis que plus d'un million d'autres ont été déplacées.
Source: AA