Iran : Donald Trump repousse à nouveau son ultimatum à Téhéran

Le président américain Donald Trump a annoncé ce dimanche un nouveau report de l’ultimatum adressé à l’Iran, désormais fixé à « mardi 20H00 » heure de Washington (00H00 GMT mercredi), sans fournir de précisions supplémentaires sur les conditions exigées.

Ce délai supplémentaire intervient alors que le chef de l’État américain a affirmé, plus tôt dans la journée, entrevoir des « chances » de parvenir à un accord avec Téhéran, tout en réitérant ses menaces en cas d’échec des négociations. Il a notamment évoqué de possibles frappes visant des infrastructures, telles que des ponts ou des centrales électriques.

Selon ses déclarations, Washington exige notamment la réouverture du détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique par lequel transite une part importante du commerce mondial de pétrole, actuellement perturbé par les tensions régionales.

Le président américain a également indiqué avoir accordé une forme d’« immunité » aux négociateurs iraniens, afin de garantir leur sécurité dans le cadre des discussions en cours.

Ce report constitue le troisième ajustement du calendrier fixé par Washington en l’espace de plusieurs jours. Fin mars, un premier ultimatum avait déjà été prolongé de dix jours, alors qu’un nouveau délai expirait initialement lundi soir.

Depuis le lancement, le 28 février, d’une offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, les tensions n’ont cessé de s’intensifier. Selon des bilans relayés par les autorités, ce conflit a fait plus de 1.340 morts à ce jour, dont l’ancien guide suprême iranien.

Face à la poursuite des frappes et des ripostes de part et d’autre, la position américaine apparaît évolutive, alternant entre ouvertures diplomatiques et menaces militaires. Les déclarations du président américain ont varié ces derniers jours, évoquant tour à tour une issue négociée, une intervention directe ou une pression accrue sur les infrastructures iraniennes.

Aux États-Unis, ces prises de position suscitent des critiques, notamment de la part de responsables politiques de l’opposition, qui dénoncent des déclarations jugées contradictoires et s’inquiètent des implications d’éventuelles frappes sur des installations civiles.

Dans ce contexte, l’administration américaine est confrontée à une double pression, entre gestion d’un conflit régional aux répercussions économiques mondiales, notamment sur les marchés énergétiques, et maintien d’une cohérence stratégique dans ses objectifs vis-à-vis de l’Iran.​​​​​​​

Source: AA

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