Face à la flambée des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement français a annoncé des mesures de soutien à la trésorerie des secteurs des transports, de la pêche et de l’agriculture, sans aide directe à la pompe, a déclaré mardi Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement français.
« Nous n’avons plus les moyens du ‘quoi qu’il en coûte’ », a affirmé Maud Bregeon, sur franceinfo, assurant qu’« il n’y a aucun risque actuellement de rupture d’approvisionnement ». La France dispose de stocks stratégiques couvrant plus de 90 jours de consommation.
Sur le détroit d’Ormuz et la crise au Moyen-Orient, la porte-parole a insisté sur la désescalade, affirmant que « Le rôle de la France est de tout faire pour contenir ce conflit et éviter l’embrasement ». « C’est ce que fait le président de la République », a-t-elle ajouté.
Concernant les prix à la pompe, la désormais ministre déléguée chargée de l'Énergie auprès du ministre de l'Économie a indiqué que l’État français encourage les raffineurs à augmenter leur production, soulignant que « nous raffinons 90 % de notre essence mais seulement 50 % de notre gazole », ce qui contribue à contenir les prix.
Enfin, elle a précisé que les mesures visent à soutenir les filières économiques tout en maintenant le déficit public à 5 %, dans un contexte d’incertitudes sur les marchés.
Cette déclaration intervient alors que le conflit au Moyen-Orient est à son vingt-quatrième jour. L’escalade régionale se poursuit depuis le lancement, le 28 février, d’une offensive conjointe américano-israélienne contre l’Iran, qui a déjà fait plus de 1 340 morts, dont l’ancien guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei.
Téhéran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, ainsi que la Jordanie, l’Irak et plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines, causant des victimes et des dégâts matériels tout en perturbant les marchés mondiaux et l’aviation.
Source: AA
