Le Soudan a déclaré lundi que toute proposition visant à mettre fin à la guerre contre les Forces de soutien rapide (FSR) devait prendre en compte les intérêts suprêmes du pays, ainsi que son unité et son intégrité territoriale.
Dans un communiqué, le ministère soudanais des Affaires étrangères a précisé que « toute proposition ou initiative n'implique pas nécessairement son acceptation ou son approbation par le gouvernement soudanais ».
Il a souligné que « toute proposition visant à mettre fin à la guerre et à instaurer la paix doit prendre en considération les intérêts suprêmes du pays, la sécurité nationale du Soudan, sa pleine souveraineté nationale, l'unité de son territoire, l'unité de ses institutions et son intégrité territoriale ».
Le ministre a ajouté que « toute proposition qui ne tient pas compte des intérêts suprêmes du pays sera rejetée par le gouvernement et, par conséquent, ne sera pas mise en œuvre ».
Il a également souligné que le Soudan « est un État souverain et fonde ses positions et ses décisions sur ses intérêts nationaux suprêmes ».
Il n'a pas fourni de précisions supplémentaires quant à la nature de la proposition.
Auparavant, Massad Boulos, conseiller principal des États-Unis, avait proposé une stratégie en cinq points pour mettre fin à la guerre au Soudan, appelant à une trêve humanitaire immédiate et à une transition vers un gouvernement civil afin de prévenir ce qu'il a qualifié d'« effondrement institutionnel ».
S'adressant au Conseil de sécurité des Nations Unies, Boulos a déclaré que Washington travaillait avec ses partenaires, notamment l'Égypte, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Royaume-Uni, pour obtenir un cessez-le-feu sans conditions préalables.
Il a précisé que le plan débutait par une trêve immédiate et la mise en place d'un mécanisme onusien chargé de superviser l'accès humanitaire, suivies de négociations progressives en vue d'un cessez-le-feu permanent et d'accords de sécurité.
La proposition décrit également un processus politique structuré menant à un gouvernement de transition dirigé par des civils et, à terme, à des élections démocratiques, en plus des efforts de reconstruction et de la nécessité de rendre des comptes pour les atrocités commises pendant le conflit.
Les Forces de soutien rapide (FSR) n'ont fait aucun commentaire concernant la proposition de Boulos.
Depuis des mois, les États-Unis et l'Arabie saoudite, au sein du quatuor international qui comprend également l'Égypte et les Émirats arabes unis, mènent des efforts pour obtenir une trêve humanitaire au Soudan.
En septembre 2025, le quatuor a proposé un plan prévoyant une trêve humanitaire de trois mois au Soudan, ouvrant la voie à un cessez-le-feu permanent, suivi d'un processus de transition inclusif de neuf mois menant à un gouvernement civil indépendant.
Le Soudan est plongé dans un conflit sanglant entre l'armée et les FSR depuis avril 2023, qui a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé environ 13 millions de personnes et engendré l'une des pires crises humanitaires au monde, selon les rapports de l'ONU.
Source: AA
