Lundi, l’Iran a affirmé rester engagé envers ses obligations au titre du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), qualifiant ce texte de « pierre angulaire de la non-prolifération et du désarmement à l’échelle mondiale ».
Lors du Forum sur le désarmement de Genève, en Suisse, le vice-ministre des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi a déclaré que le droit de l’Iran à l’énergie nucléaire à des fins pacifiques est « inhérent, non négociable et garanti par la communauté internationale » et qu’il ne peut pas être suspendu comme condition préalable aux négociations.
L’Iran et les États-Unis doivent se retrouver jeudi à Genève pour reprendre les discussions en vue d’un accord potentiel, alors que les tensions régionales s’intensifient et que des rumeurs de conflit imminent circulent.
Membre de l’équipe de négociation iranienne, Gharibabadi a insisté sur le fait que Téhéran « ne possède pas d’armes nucléaires, n’a jamais cherché à en acquérir et n’a aucune intention de le faire à l’avenir ».
Il a souligné la nécessité d’un désarmement complet et d’une application non discriminatoire du TNP, notant que l’arsenal nucléaire d’Israël reste « le principal obstacle à un Moyen-Orient sans armes nucléaires ».
Le diplomate iranien de haut rang a appelé à la reprise de ce qu’il a qualifié de « multilatéralisme effectif, de désarmement réel et de respect inconditionnel du droit international ».
Gharibabadi a averti que les armes nucléaires restent « la plus grande menace pour l’humanité et la civilisation », ajoutant que la dépendance de certains pays à ces armes dans leurs doctrines de sécurité est « en contradiction claire avec leurs obligations internationales et sape les fondements moraux et juridiques du régime de non-prolifération ».
Il a également évoqué la diplomatie nucléaire indirecte en cours entre Téhéran et Washington sous médiation omanaise, la qualifiant de « nouvelle opportunité » pour résoudre les différends par le dialogue.
« Toute négociation durable doit reposer sur le respect mutuel, l’égalité de traitement et l’application non sélective des règles internationales », a-t-il souligné.
Le vice-ministre a ajouté que l’Iran reste attaché à la diplomatie et est prêt à « défendre sa souveraineté, son intégrité territoriale et son peuple » et, si nécessaire, à exercer son « droit inhérent de légitime défense conformément à la Charte des Nations unies ».
Gharibabadi a réaffirmé la disposition de l’Iran à « coopérer avec les États pour renforcer l’architecture internationale du désarmement et progresser vers un monde sans armes nucléaires ».
Ses déclarations interviennent alors que les tensions entre l’Iran et les États-Unis autour du programme nucléaire iranien restent vives.
Les responsables américains ont averti que Téhéran ne devait pas être autorisé à se doter d’armes nucléaires, l’envoyé américain Steve Witkoff affirmant récemment que le matériel nucléaire d’Iran de qualité militaire est « à seulement quelques semaines » d’être opérationnel.
De son côté, l’Iran insiste sur le fait que son programme nucléaire est pacifique, notamment pour la production d’électricité.
Source: AA
