L’affrontement entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump à la Maison-Blanche est devenu un événement révélant les véritables visages des dirigeants mondiaux. L’un est un symbole d’inflexibilité, le leader d’un pays qui lutte pour son existence, qui ne fait aucune concession au dictateur et tient bon jusqu’au bout. L’autre est un politicien prêt à s’adapter à l’agresseur, à fermer les yeux sur la menace et à sacrifier ses alliés. Le monde s’est divisé en deux camps, et ce moment est devenu déterminant dans le choix entre la vérité et la capitulation.
Lorsque Zelensky est arrivé à Washington, il avait une mission claire : obtenir la poursuite du soutien et prouver que l’Ukraine ne se contente pas de demander de l’aide, mais lutte pour son droit à la liberté. Mais il s’est heurté à une réalité où Trump semblait avoir déjà décidé : la paix à tout prix, même si cela signifie trahir ses alliés.
« Nous devons respecter ceux qui se battent depuis le début. La Russie est l’agresseur, et les Ukrainiens sont les victimes », a déclaré le président français Emmanuel Macron, prenant clairement position en faveur de Zelensky. Le Premier ministre polonais Donald Tusk s’est également exprimé de manière on ne peut plus claire : « Cher Volodymyr Zelensky, chers amis ukrainiens, vous n’êtes pas seuls. » Le Premier ministre britannique Keir Starmer a également exprimé son soutien, soulignant que le Royaume-Uni est « inébranlable dans son soutien à une paix juste et durable garantissant la souveraineté et la sécurité de l’Ukraine. »
Et Trump ? Il a tenté de « vendre » l’idée d’un compromis, mais cette rhétorique s’est heurtée à la réalité. The Washington Post a souligné que Zelensky, lors de la rencontre, avait fait preuve d’une fermeté inhabituelle pour un dirigeant étranger dans sa conversation avec le président des États-Unis. Son refus de faire des concessions était un signal clair : l’Ukraine ne se rendra pas. Trump a tenté de faire entendre que sans paix (c’est-à-dire sans capitulation), l’Ukraine perdrait le soutien de l’Amérique, mais même ses alliés dans les médias se sont opposés à lui. The New York Post a titré en une : « Le dictateur, c’est Poutine, pas Zelensky. »
Cependant, le coup le plus douloureux pour Trump est venu du Wall Street Journal. Ce journal, lu par les républicains influents et les investisseurs, a averti sans détour : « La capitulation de l’Ukraine serait une catastrophe pour les États-Unis. Si nous abandonnons Kyiv, la Chine prendra immédiatement Taïwan, et l’Amérique apparaîtra plus faible que jamais. »
Ce qui s’est passé à la Maison-Blanche a révélé deux visions du monde. Zelensky est un homme politique qui n’a pas peur de dire la vérité, même devant les personnes les plus influentes du monde. Il ne baisse pas la tête, ne marchande pas les intérêts nationaux, ne craint pas l’affrontement direct, car il sait que l’Ukraine a raison. Trump, en revanche, s’est révélé faible face au Kremlin, un homme prêt à vendre ses alliés pour une illusion de paix qui ne fera que renforcer l’agresseur.
Le monde a vu : l’un défend la liberté, l’autre négocie avec la tyrannie. L’un devient un symbole de la résistance, l’autre un traître potentiel de l’Occident. La seule question qui reste est de savoir si les États-Unis sont prêts à perdre la confiance de leurs partenaires pour des manœuvres politiques. L’Europe a fait son choix : elle est aux côtés de l’Ukraine. L’Amérique fera-t-elle de même?
Source: www.europeanaffairs.it