Le parti au pouvoir de la Corée du Sud a écarté, ce lundi, la possibilité d'une démission volontaire du président Yoon Suk Yeol avant le verdict de son procès en destitution.
Lors d'une conférence de presse, le leader intérimaire du Parti du pouvoir populaire, Kwon Young-se, a rejeté les spéculations sur cette option, la qualifiant "d'irréaliste" et "d'inappropriée", selon l'agence de presse Yonhap.
Kwon a exprimé ses propos après avoir été interrogé par les journalistes sur l'éventualité d'une démission de Yoon, en réponse aux préoccupations selon lesquelles un jugement en faveur de la destitution pourrait entraîner des tensions politiques aiguës.
"Je ne pense pas que sa démission résoudrait nécessairement tous ces problèmes, que cela soit légalement et constitutionnellement possible ou non", a-t-il déclaré. "Ce n’est pas approprié."
Kwon a précisé que la décision de Yoon de démissionner relève entièrement de lui et non de son équipe juridique.
Il faisait référence aux récentes déclarations de l’équipe juridique de Yoon, suggérant qu’elle pourrait prendre une "décision majeure".
"Une telle option n’est clairement pas envisagée, et même si elle l’était, ce ne serait pas la bonne démarche", a-t-il ajouté.
Kwon a admis que la déclaration de loi martiale de Yoon, le 3 décembre, qui a plongé le pays dans sa pire crise politique depuis l’histoire récente, était "clairement une erreur" et une "mesure excessive".
Yoon est actuellement sous enquête criminelle pour abus de pouvoir et pour avoir présidé une insurrection, devenant ainsi le premier président en exercice à être arrêté.
Il fait également l’objet d’une interdiction de voyager.
Suspendu de ses fonctions depuis le 14 décembre, suite à un vote du Parlement en faveur de sa destitution, l’affaire de Yoon est désormais entre les mains de la Cour constitutionnelle, qui dispose d’un délai de six mois pour rendre sa décision quant à une éventuelle révocation ou réintégration du président.
Source: AA