L’agence de notation Fitch dégrade la note de crédit d'Israël

L'agence de notation Fitch a abaissé, au soir de lundi, la note de crédit d'Israël, de “A+“ à “A“.

C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public par Fitch, dans lequel l’agence de notation a déclaré que la dégradation de la note “reflète l’impact de la guerre en cours à Gaza, l’augmentation des tensions géopolitiques et les opérations militaires sur plusieurs fronts“.

Fitch est la dernière des trois agences de notation à dégrader la note de crédit d’Israël depuis le début de la guerre contre Gaza le 7 octobre 2023, dans la foulée de baisses opérées par Moody's et Standard & Poor's.

L’agence a déclaré que ses prévisions indiquent que le déficit budgétaire en Israël devrait atteindre 7,8 % du produit intérieur brut (PIB) en 2024, par rapport à l’objectif de déficit de 6,6 % établi par le ministère des Finances.

Les prévisions de Fitch portent sur le déficit de 4,6 % en Israël prévu pour l’année prochaine, “mais il pourrait être plus élevé si la guerre continue en 2025 et s’étend à d’autres pays de la région“.

Les prévisions négatives associées à la baisse de la note signifient qu’une autre dégradation est possible dans un avenir proche.

Selon les experts économiques de Fitch, la raison de ces prévisions négatives réside dans les risques géopolitiques auxquels Israël est confronté.

“Selon nos estimations, le conflit à Gaza pourrait se poursuivre jusqu’en 2025, et il existe des risques qu’il s’étende à d’autres fronts“, écrit l’agence de notation dans son communiqué.

Cette réduction fait suite aux prévisions négatives que Fitch avait attachées à la notation de crédit du gouvernement israélien en avril dernier, alors que l'entreprise prévoyait à l'époque un déficit de 6,8 % cette année.

En février dernier, l'agence de notation Moody's a abaissé la note d'Israël à A2 (un niveau équivalent à la note A de Fitch) avec une perspective également négative.

En avril dernier, l’agence de notation Standard & Poor's a pris une mesure similaire pour Israël dans un contexte de risque grandissant d'extension du conflit avec le Hezbollah et l'Iran, après l'assassinat par Israël du chef du parti, Fouad Shukr, et les accusations dirigées contre Tel-Aviv d'avoir assassiné du chef du bureau politique du Hamas, Ismail Haniyeh, à Téhéran.

Source: AA

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